Attaque des installations de la MONUSCO à Goma : Bazin Mpembe met en garde ceux qui accusent Bahati d’en être le responsable indirect

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Rédaction

 

 

Le secrétaire national adjoint et coordinateur de la dynamique Le Changement C’est Maintenant (DCM) Bazin Mpembe, s’insurge contre ceux qui évoquent la responsabilité « indirecte » de Modeste Bahati Lukwebo face aux actes de colère perpétrés par la population du Nord-Kivu, qui appelle au départ de la MONUSCO.

Selon lui, ces différentes manifestations qui ont conduit à des pertes en vies humaines sont l’œuvre des mouvements citoyens bien connus.

Toutefois, il souligne le caractère pacifique et d’homme d’État de Bahati Lukwebo qui sait l’importance d’accompagner la RDC par des pays amis et organisations internationales dans la recherche des solutions pour la paix à l’Est.

Peu avant sa réaction, l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo et alliés (AFDC-A) n’était pas restée indifférente face à la situation qui prévaut dans la partie Est de la RDC, notamment à Goma où la population en colère s’en prend aux installations de la MONUSCO.

Pour le parti cher à Modeste Bahati, ces actes teintés de la violence ne peuvent être en aucune fois, œuvre de ses militants comme le prédisent de mauvaises langues.

« Suite à des violences contre les installations de la MONUSCO dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, le professeur Modeste Bahati Lukwebo, président national statutaire du regroupement politique AFDC-A regrette du fait que certaines personnes mal intentionnées déforment et décontextualisent ses propos, quant à la demande du retrait de la MONUSCO sollicité massivement par la population faute des résultats en termes de neutralisation des forces négatives qui sèment la terreur dans l’est de la RDC, et compatit encore une fois de plus avec les familles des victimes des violences dues aux attaques de groupes armés, lesquels sont soutenus, entretenus et équipés par des ennemis de la paix et de la prospérité, aussi bien ceux de l’intérieur que de l’extérieur du pays », lit-on dans un communiqué de presse signé par le rapporteur de ce regroupement politique, le professeur Rémy Musungayi Bampale.

Ce même communiqué relayé par le président de la Dynamique le Changement C’est Maintenant, Bazin Pembe, insinue que le président statutaire de l’AFDC-A proche de la société civile, ne peut jamais soutenir les actes des violences posés contre la représentation des Nations Unies.

« Homme de paix et de développement, très proche de la société civile depuis toujours, le professeur Modeste Bahati Lukwebo reconnaît l’apport de la communauté internationale aux côtés des autorités et de la population congolaise dans les efforts de reconstruction et de développement de notre pays. À cet effet, il interdit et condamne avec la dernière énergie tout acte de violence perpétré contre les installations des Nations unies, plus précisément au Nord-Kivu. Il interdit formellement les membres de sa famille politique et toute personne qui s’identifie en lui et en ses actions, de faire recours à la violence pour solliciter le départ de la MONUSCO tant souhaité et sollicité presqu’à l’unanimité par la population, cette question devant être réglée pacifiquement et des manières progressives par des canaux politiques et diplomatiques appropriés. Il va de soi que toute revendication notamment celle demandant le départ de la MONUSCO puisse se faire dans le strict respect des lois de la République, pacifiquement dans l’ordre et la discipline et jamais dans la violence, comme d’ailleurs indique Modeste Bahati dans ses messages lors de son récent passage à Goma et à Bukavu », précise ce communiqué.

La tension est montée d’un cran entre la population de Goma et les éléments de la Mission Onusienne. Très en colère face à l’inaction de la MONUSCO à mettre fin aux massacres des civils par les groupes armés, la population a pris d’assaut les locaux de la MONUSCO notamment sa base logistique qui est pillée à souhait depuis le 25 juillet dernier. Ces scènes macabres ont déjà coûté la vie à 15 personnes dont trois casques bleus, note la source gouvernementale.

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