Kasaï : Le corps du congolais récemment tué en Angola a été restitué à sa famille biologique

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Kasco Kasonga

 

 

C’est finalement ce dimanche 18 septembre, que le corps du congolais qui a été tué par balles réelles dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 septembre dernier, est restitué à sa famille biologique.

L’information est livrée à challengeinfo.net ce dimanche 18 septembre, par Abbé Trudon Keshilemba, coordonnateur de la société civile basée à Kamako.

À l’en croire, les autorités de la province du Kasaï ont rencontré celles de l’Angola ce dimanche 18 septembre pour la restitution de ce corps et l’arme AK, de fabrication chinoise avec 2 munitions de l’illustre disparu.

« Cet incident montre une fois de plus, la difficulté des congolais pour l’accès aux produits pétroliers angolais. Notre province partage plus de 280 km de frontière avec la province angolaise de Lunda Norte. il n’existe aucun point de vente officiel des produits pétroliers entre les deux pays. L’Angola est actuellement premier producteur africain du pétrole et préfère couler cette manne vers des pays lointains. Les populations de la bande frontalière achètent de manière frauduleuse les produits pétroliers angolais », a indiqué Abbé Trudo Keshilemba qui ajoute aussi que cette situation favorise les entrées clandestines pour accéder à ces produits avec des conséquences très fâcheuses, notamment l’extorsion des biens, arrestation, assassinat et autres faits inhumains…

Les autorités congolaises sont plus qu’interpellées à négocier avec les autorités angolaises pour la commercialisation digne des produits pétroliers en construisant des stations d’approvisionnement sur le long de la frontière de Kamako.

Abbé Trudon Keshilemba laisse entendre que les autorités congolaises doivent privilégier la bonne collaboration avec l’Angola dans cette partie de la province du Kasaï afin d’aider l’économie du pays à maximiser les recettes et à faire baisser le prix par litre du carburant.

« C’est une urgence pour nos autorités de limiter les incidents à la frontière commune avec l’Angola en améliorant aussi les infrastructures de base qui permettront aux congolais de se retrouver heureux de vivre chez eux », a précisé le coordonnateur de la société civile forces vives de Kamako.

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