Lutte contre la corruption : La population cloue Félix Tshisekedi ( Rapport GEC)

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Sarah Bukasa

 

 

La lutte contre la corruption est au centre de la politique du président de la République Félix Tshisekedi depuis son accession au pouvoir en 2019.

Des initiatives telles que la création d’une agence de lutte contre la corruption ou la redynamisation de l’Inspection générale des Finances (IGF) ont alors été très vite saluées et ont laissé croire en la

détermination de l’exécutif à combattre la corruption dans le pays, également le cas du procès médiatisé sur la gestion du programme d’urgence des 100 premiers jours du chef de l’État. Mais hélas l’espoir s’est volatilisé très vite.

Après plus de trois ans au pouvoir, Félix Tshisekedi et sa politique dans ce secteur ne semblent pourtant pas avoir convaincu la majorité des Congolais, révèle le Groupe d’Étude sur le Congo.

Dans son rapport rendu public, le GEC note que plus de 67 % des personnes interrogées estiment que le gouvernement n’a pas été efficace dans la lutte contre la corruption ces 12 derniers mois.

Lors du sondage téléphonique réalisé en décembre 2021, elles étaient déjà 70,3 % à estimer que le niveau de corruption n’a pas changé ou a empiré pendant les six derniers mois, soit sept points de plus par rapport à septembre 2021. Les résultats du sondage sur la perception de la corruption par institution confirment l’échec de la politique de lutte contre la corruption dans le pays.

Au moins quatre personnes interrogées sur dix estiment que les principales institutions du pays ou leurs animateurs sont « très corrompus » : gouvernement national (41 %), députés provinciaux (42, 2 %), parlementaires nationaux (45,6 %),tribunaux 45, 7%). Chargée d’assurer la sécurité de la population et de leurs biens, la Police nationale congolaise (PNC) trône en tête des institutions les plus corrompues pour 48 % des répondants. Autrement dit, les institutions chargées de rédiger les lois au niveau national et provincial et celles chargées de faire respecter la loi sont perçues comme étant parmi les cinq institutions les plus corrompues.

Ces résultats confirment ceux des sondages précédents réalisés en septembre 2021 et décembre 2021, lesquels plaçaient déjà le Parlement, le gouvernement central, les cours et tribunaux et la police parmi les institutions les plus corrompues du pays.

 

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