Nominations des mandataires dans les entreprises : Nsingi Pululu dénonce la complaisance de l’UDPS

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Pius Romain Rolland

 

 

Récemment, les nominations des mandataires dans les entreprises publiques de l’État ont suscité beaucoup de réactions dans l’opinion. Les congolais ont dénoncé non seulement le caractère tribal dans le chef des nominés, mais aussi l’indifférence des décideurs face à ce drame qui ne cesse d’alimenter les débats.

Sur 24 nommés, 17 sont de l’espace linguistique du Grand Kasaï. Une seule famille se retrouve avec au moins 7 nommés mandataires dans les entreprises publiques de l’État.

Quelques semaines plus tard, le député national Nsingi Pululu, celui là même qui avait défrayé la chronique parlementaire en endossant la loi sur la congolité, monte au créneau, déballe la complaisance de l’UDPS dans le choix des mandataires.

On le voit dans une courte vidéo de 3 minutes 33 secondes, devenue virale sur le net, tirée de l’extrait de l’émission Bosolo na Politik, Nsingi Pululu crie au scandale, pointe du doigt Léon Mubikayi, Président du Groupe Parlementaire UDPS à l’Assemblée nationale de l’avoir débarqué du test de copirep, du fait qu’il n’est pas membre de l’UDPS.

Ses propos confirmés par Eliezer Ntambwe, dit-il, devant le Président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso Kodia Mpwanga ce, dans une salle de 50 députés nationaux.

Si les propos de Nsingi Pululu s’avereraient vrais, et donc, les entreprises du portefeuille de l’État seront saignées à blanc. Cela accréditerait la thèse selon laquelle, l’UDPS est en quête d’argent non seulement pour organiser les élections, mais également pour tricher afin de se maintenir au pouvoir contre la volonté populaire. Jouir du pouvoir au mépris des lois de la République. Il est temps, que les nominations dans les entreprises du portefeuille de l’Etat respectent les critères objectifs et non subjectifs d’appartenance aux partis politiques.

C’est l’occasion pour l’IGF de nettoyer la cour complaisante menée par l’UDPS s’il faut s’en tenir aux propos de Nsingi Pululu, mais également de rétablir l’équilibre géopolitique, plutôt favoriser un seul espace linguistique. C’est du tribalisme.

Somme toute, le ridicule et la honte devraient couvrir tous les élus nationaux du FCC qui ont accepté de faire basculer la majorité parlementaire acquise des urnes au bénéficie de l’UDPS/Union sacrée par crainte de dissoudre l’Assemblée nationale.

Avec 32 députés nationaux, l’UDPS nargue tout le monde. La part du lion lui revient de droit. La dictature s’impose malgré la minorité de ses élus nationaux.

Et si donc, par absurde l’UDPS aurait à elle seule la majorité parlementaire, nous parions avec conviction, qu’aucun parti politique n’aurait le moindre avantage politique. Tout sera UDPS, et tout sera Grand Kasaï. Est ce que je mens?

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