Nord-Kivu : Plus de 10.000 déplacés se trouvent déjà près de Goma

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Jackson Bagheni

 

 

 

La situation humanitaire se dégrade de plus en plus ces derniers jours avec la poursuite des affrontements entre les Forces Armées de la République Démocratique du Congo et les rebelles du M23 qui seraient soutenus par l’armée de la République du Rwanda.

Ce mercredi 25 mai 2022, le Bureau de Coordination Humanitaire des Nations-Unies (OCHA) rapporte que plus de 10.000 personnes sont déplacées suite aux affrontements qui ont débuté mardi matin dans le groupement Kibumba, à une vingtaine de kilomètres de la ville de Goma, capitale provinciale du Nord-Kivu.

« Les affrontements qui ont éclaté la semaine dernière entre l’armée congolaise et des présumés combattants du M23, se sont poursuivis à Jomba dans le territoire de Rutshuru et à Kibumba dans le territoire de Nyiragongo. Les affrontements à Kikumba, situé à 25 km au nord de Goma, auraient forcé environ 10.000 personnes à fuir vers les localités de Rugari et Kibati, à environ 7 km de Goma », indique OCHA dans un rapport parvenu à challengeinfo.net ce mercredi 25 mai.

La situation est tendue depuis le mois de mars un peu plus loin dans le territoire de Rutshuru.

OCHA souligne que des milliers de déplacés sont même privés d’aide vitale suite à la suspension de certains activités humanitaires.

« Selon les partenaires de protection, environ 26.000 personnes ont été déplacées depuis la reprise des violences le 22 mai à Rutshuru ; plus de 1.500 d’entre elles ont fui vers l’Ouganda, rejoignant environ 19.000 autres qui y étaient déjà depuis les affrontements de mars ; plus de 24.000 autres sont réparties dans les villages de la Zone de Santé de Rwanguba, où elles vivent dans des sites improvisés, dont des églises et écoles. Elles ont urgemment besoin de nourriture et des articles ménagers essentiels », poursuit le rapport d’OCHA.

Mardi matin, une position de l’armée congolaise a été attaquée à Kibumba, et plusieurs sources sécuritaires et de la société civile pointent d’un doigt accusateur l’armée rwandaise. Les forces vives du Nord-Kivu ont même interpellé le président Félix Tshisekedi, les chefs d’États de la région des Grands Lacs, ainsi que l’Union Africaine.

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