Nord-Kivu : Une hausse des denrées alimentaires signalée au marché de Kirumba-Kaïna

Publicités

 

Jackson Bagheni

 

 

Une pénurie s’observe notamment à Kirumba et Kaïna au sud du territoire de Lubero dans la province du Nord-Kivu.

La tomate devient l’une des denrées alimentaires chère. Une tomate qui se sollicitait à 200 FC, aujourd’hui se sollicite entre 400 et 500 FC.

Certaines vendeuses rencontrées par Challengeinfo.net attribuent cette hausse à la rareté de la tomate.

Cet aliment riche en protéines vient en grande quantité de Kibirizi en territoire de Rutshuru et de Miriki en territoire de Lubero.

Depuis l’insécurité grandissante qui prévaut à Beni, cette tomate se voit être chargée pour la ville de Butembo il y a de cela un mois.

Seulement, la petite quantité est consommée par la population de Kirimba et Kaïna.

Avant cette rareté, une autre quantité venait du Graben une contrée qui a été interdite à la population depuis novembre dernier.

Tous les cultivateurs s’y retrouvaient avaient été refoulés de leurs champs par les écogardes des rebelles ougandais ADF-MTM près de parc national de Virunga.

Et comment la population de la partie sud de Lubero peut-elle produire plus de tomate? Quelles autres causes sont à la base de rareté ?Kasereka Mutahinga Jean de Dieu, un des ingénieurs agricoles abordé par le reporter de Challengeinfo.net dans le territoire de Lubero donne certaines pistes.

Pour lui, la population doit cultiver davantage le la coutume de l’agriculture de cette tomate pour un bon rendement.

La prise en considération de ladite culture et la consultation des agronomes pour plus de conseil.

«Quant au prix ,c’est la loi de la demande qui s’impose. Alors que la production locale était proportionnelle à la population de nos entités. Malheureusement, la ville de Butembo connaît des problèmes liés à l’infertilité du sol. C’est par exemple Munoli,Vusamba ,Kitavaro,Malende (Territoire de Lubero). Par ailleurs, l’insécurité menace les villages du Territoire de Beni, comme Bashu, Secteur de Ruwenzori chefferie de Watatalinga, qui fournissaient Butembo en tomate. En dehors de ce problème sécuritaire, le surpeuplement de la ville est aussi un autre problème», explique cet agronome.

Pour pallier à ce problème, la même source atteste que les différents intervenants du domaine trouvent refuge dans la partie sud de Lubero.

Cet ingénieur agricole estime que la population de Lubero devrait en profiter pour se faire la monnaie, et que le gouvernement congolais puisse faire leur mieux d’en finir avec les rebelles ougandais ADF-MTM, pour que la population agricultrice regagne leur champs pour produire une bonne qualité qui servira toute la population du Nord-Kivu et même d’autres provinces de la République Démocratique du Congo.

Laisser un commentaire