Sénat : Modeste Bahati sur une pente expulsable

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Rédaction

 

 

Humilié et conspué par une brochette d’élus unionistes « sacrés » lors du récent congrès, encore polémique, Modeste Bahati est désormais visé par une pétition.

Son poste est en jeu, pointe le média en ligne CAS-INFO qui annonce une pétition en gestion contre le Président du Sénat.

En effet, l’homme de Kabare qui n’a pas encore totalement fait le deuil de sa mère, décédée il y a moins d’un mois, ne coule pas des jours heureux.

Le deuxième trimestre de l’année a été particulièrement cauchemardesque pour l’autorité morale « incontestée » de l’AFDC qui n’a pas arrêté d’essuyer des revers.

Tout commence par la défenestration d’un de ses filleuls au gouvernement. Bahati Modeste Lukwebo avait pris soin de placer un de ses hommes de confiance à la tête du « très juteux » ministère de l’économie.

Du jour au lendemain, le locataire de Bercy congolais est éjecté tel un vendeur de poulet par les députés au cours d’une plénière.

L’homme a contesté sa destitution au conseil d’État et n’a toujours pas présenté sa démission.

Vient ensuite la bataille autour de la Cour Constitutionnelle. Bahati a capitulé en plein combat et son candidat ou celui du sénat obligé de battre en retraite, laissant libre cours à celui porté par Mboso. De l’analyse de plusieurs observateurs objectifs de la scène politique congolaise, dans ce feuilleton, Bahati n’a pas perdu face à Mboso mais plutôt face à d’invisibles et obscures puissances qui tirent les ficelles au sein de l´Union sacrée…

Alors qu’il ne s’est pas encore totalement remis de ce camouflet, le vieux reçoit une notification invalidant le nouveau gouverneur élu de la Mongala. Crédité de 13 voix, César Limbaya, présenté par le regroupement de Bahati Modeste Lukwebo perd mystérieusement son élection au profit de son challenger qui n’avait obtenu que 6 petites voix. Que passa? Faut – il y voir une main noir politique ? Peut-être que l’union sacrée en sait quelque chose.

Et comme si tout ça ne suffisait pas, c’est maintenant l’autorité morale qui est dans le viseur. La pétition portée par quelques ténors bien connus risque fort malheureusement d’aboutir à l’éjection de l’homme à la cravate rouge. Dans certains salons huppés, certains pointent ses « ambitions démesurées ». D’autres vont jusqu’à remettre en cause sa loyauté tant vantée. Une éjection qui sera sans conséquences politiques ? Sur les hauteurs du Mont Ngaliema, l’impossible n’existe plus.

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